Reste à vivre : Notre guide complet

La réalisation d’un projet immobilier constitue souvent l’une des étapes les plus significatives de la vie. Pour cela, la notion de reste à vivre offre une perspective claire sur la viabilité financière de votre projet immobilier. De fait, elle contribue à maintenir un équilibre entre vos aspirations d’acquérir une résidence principale ou de réaliser un investissement locatif et la réalité budgétaire. Avec ce guide complet, nous avons souhaité vous montrer tous les aspects de ce concept afin de vous aider à définir vos capacités d’emprunt.

 

 

Qu’est-ce que le reste à vivre ?

Il représente la somme d’argent restante après le règlement de toutes les charges fixes et des mensualités de crédits en cours. Ainsi, il s’agit du montant disponible pour subvenir aux besoins quotidiens tels que l’alimentation, les loisirs, les déplacements et les autres dépenses variables.

 

Quel montant pour le reste à vivre ?

Le montant idéal dépend de divers facteurs tels que vos revenus, vos charges fixes et votre style de vie. Cependant, nous vous recommandons de viser un équilibre qui permette de couvrir vos besoins essentiels tout en laissant de la marge pour les activités de loisirs et l’épargne.

 

Calcul du reste à vivre

Quand vous vous engagez dans un projet immobilier, vous devez garder en tête le montant du reste à vivre. En effet, cette somme comptera pour beaucoup dans l’examen de votre dossier de prêt immobilier auprès des banques et des organismes de crédit.

Formule de calcul

La formule de calcul est relativement simple, mais elle requiert une attention particulière. Elle se présente comme suit :

Reste à Vivre = Revenus – Charges Fixes

Cette équation détermine la marge financière disponible après avoir soustrait les charges fixes des revenus mensuels.

Les facteurs pris en compte

  • Les revenus : Ce premier élément de la formule englobe toutes les entrées financières régulières, y compris les salaires, les revenus complémentaires, les prestations sociales et autres allocations éventuelles.
  • Les charges fixes : Les charges fixes représentent les dépenses invariables telles que le loyer, les factures courantes (électricité, gaz, eau, téléphone, internet, TV, mobile), les mensualités de prêt, les taxes (impôt sur le revenu, taxe foncière, etc.), les assurances (santé, auto, habitation, etc.) et d’autres engagements financiers réguliers (pensions, frais de scolarité, etc.).

Quel reste à vivre pour un ménage ?

Il n’existe pas de montant fixé par la loi. Toutefois, sachez que les banques et les organismes de crédit estiment que le reste à vivre minimum doit se situer dans une moyenne de :

  • 800 euros pour une personne seule.
  • 1 400 euros pour un couple.
  • 300 euros pour un enfant.

Attention, ces chiffres sont donnés à titre indicatif. Chaque banque possède son propre mode de calcul des risques et il n’existe pour l’instant pas de loi qui fixe précisément ce montant minimum. De plus, selon la ville ou la région, la situation financière d’un foyer peut varier en fonction du coût de la vie.

 

Reste à vivre et projet immobilier

Dans le cadre d’un projet immobilier, la gestion du reste à vivre joue un rôle déterminant.

L’impact sur le choix du logement

Le reste à vivre exerce une influence directe sur la nature même de votre projet immobilier, notamment sur le choix du logement, sa superficie, sa localisation, ses équipements. En évaluant consciencieusement votre capacité financière, vous pourrez orienter vos recherches vers des options correspondant à vos moyens tout en préservant votre qualité de vie. Ceci reste vrai que vous cherchiez à acquérir votre résidence principale ou à réaliser un investissement locatif.

Nos conseils pour optimiser son reste à vivre lors d’un achat immobilier

  • Réduire les charges fixes : Vous pouvez chercher à alléger vos factures. Renégocier vos contrats d’assurance, rechercher d’autres opérateurs pour les services internet, téléphone ou mobile peut considérablement améliorer vos finances. De plus, vous pouvez envisager un rachat de vos crédits en cours, notamment vos crédits à la consommation.
  • Augmenter vos revenus : Qu’il s’agisse d’un revenu complémentaire ou d’un changement de poste, vous pouvez essayer d’augmenter vos revenus.
  • Allonger la durée du prêt : En étendant la durée de remboursement du prêt, vous réduisez le montants des mensualités, libérant ainsi une partie de vos revenus pour épargner et couvrir vos dépenses quotidiennes.
  • Négocier un meilleur taux : Avec un bon dossier de prêt, un apport important et un historique bancaire impeccable, vous aurez de bons arguments pour négocier un bon taux, une assurance emprunteur réduite et réduire d’autant vos mensualités.

Quel est le taux d’endettement maximal demandé par les banques ?

Les banques évaluent la capacité d’endettement en fixant un taux maximal de 35%, fixé par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF).

Ce pourcentage représente la proportion maximale des revenus consacrée aux remboursements des crédits contractés par un foyer.

Il s’agit d’une mesure pour éviter le surendettement des ménages français.

Toutefois, une banque peut déroger à cette règle pour 20% des dossiers de crédits, notamment pour un emprunteur dont le salaire est très élevé.

 

Exemples concrets de calcul du reste à vivre

Partons sur une hypothèse de taux d’emprunt à 4% sur une durée de 20 ans.

Une personne seule

Elle gagne un salaire de 2 000 euros par mois et ses charges fixes s’élèvent à 1 200 euros. De plus, elle n’a pas de crédit en cours.

Son reste à vivre est de 2 000 – 1 200 = 800 euros.

De plus, son endettement maximal possible est de 2 000 x 35% = 700 euros.

Il sera difficile d’emprunter dans ces conditions, la somme de 800 € ne permettant pas de régler des mensualités de crédit en plus des dépenses du quotidien.

Un foyer avec un couple sans enfant

Ils gagnent 3 000 euros par mois avec des charges fixes de 1 400 euros et des crédits à la consommation de 100 € par mois.

Leur reste à vivre est donc égal à 3 000 – 1 400 – 100 = 1 500 euros.

D’autre part, leur endettement maximal est égal à 3 000 x 35% = 1 050 €.

La marge d’emprunt est donc plus confortable, avec un écart de 400 euros par rapport aux chiffres énoncés plus haut de 1 400 euros.

Une famille de deux adultes avec deux enfants

Ils gagnent 4 500 euros par mois avec des charges fixes de 2 000 euros.

Leur reste à vivre s’élève donc à 4 500 – 2 000 = 2 500 euros, à comparer avec les estimations 1 400 + 300 x 2 = 2 000 euros. Cela laisse une marge de 500 € supplémentaires.

Par ailleurs, ils peuvent s’endetter au maximum à hauteur de 4 500 x 35% = 1 575 euros.

 

Récapitulatif des points clés : Le reste à vivre

  • Il représente le montant disponible après le règlement des charges fixes.
  • La formule de calcul est simple : Revenus – Charges fixes.
  • Comment optimiser le reste à vivre lors d’un achat immobilier : Réduire les charges fixes, augmenter les revenus, allonger la durée du prêt et négocier le meilleur taux possible.
  • Il influence directement la nature de votre projet immobilier en orientant le choix du logement.
  • Bien que les deux notions soient liées, il diffère du taux d’endettement maximal demandé par les banques. Ces deux indicateurs compteront pour beaucoup dans l’acceptation de votre dossier de prêt.

 

Conclusion

Le reste à vivre joue un rôle déterminant dans votre démarche d’achat immobilier. En effet, il comptera pour beaucoup dans votre capacité d’emprunt et influera sur le choix du bien. Nous espérons vous avoir fourni tous les éléments nécessaires pour concilier vos aspirations avec votre réalité financière. Souvenez-vous que l’optimisation du reste à vivre est indispensable pour garantir non seulement la faisabilité de vos projets immobiliers, mais aussi préserver votre qualité de vie.

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